Ma bucketlist spéciale voyages

Ce n’est parce que je suis en Australie en ce moment, que je ne pense pas à mes prochains voyages (bien au contraire !). Le fait d’avoir pu venir jusqu’ici à 17 000 kms de la France, me motive davantage à voyager encore plus. Une fois qu’on commence, on s’arrête plus et c’est véridique ! Voici à quoi ressemble la mienne :

My travel bucket list.jpgOcéanie : Nouvelle-Zélande, Nouvelle Calédonie, Fidji, Iles Samoa, Hawai, Vanuatu

Asie : Sri Lanka, Népal, Birmanie, Cambodge, Viet Nâm, Laos, Mongolie, Corée du Sud, Japon, Hong Kong, Philippines

Amérique du Nord : USA, Canada, Alaska (oui, oui)

Amérique du Sud : Brésil, Pérou, Chili, Argentine, Uruguay, Bolivie, Colombie

Amérique centrale : Costa Rica, Cuba

Caraïbes : Antilles françaises, Jamaïque, Barbades, Saint Thomas

Afrique : Cap Vert, Afrique du Sud, Cameroun, Sénégal, Mali, Kenya, Maurice, Seychelles, Mayotte

Europe: Suède, Norvège, Danemark, Crète, Portugal, Pays- Bas, Finlande, République Tchèque, Pologne, Autriche, Slovénie, Monténégro

Je ne sais pas si je vivrais assez longtemps pour pouvoir explorer tous ces pays, mais tant que je le pourrais, je continuerais à voyager (même avec mes futurs enfants !) Et vous c’est quoi votre buckelist ? Des pays à recommander ? J’attends vos suggestions go  😀

 « After I have seen the world and am filled with stories… »

Comment j’ai trouvé du travail à Sydney

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Certains ont dû se demander, quel est mon but en Australie ? Travailler ? Voyager ?

La réponse est simple : mon but en Australie est de travailler afin de financer mes futurs roadtrips et autres voyages. Pour cela,  j’ai principalement utilisé Facebook (ça marche plutôt via les nombreux groupes français et anglophones de Sydney), le site Gumtree et les job boards (la RH qui parle ^^) Seek, Indeed, Adzuna, Oneshift et autre.

Chance ou pas, je ne m’attendais pas à trouver aussi facilement. Grâce à un post sur un groupe de français à Sydney sur Facebook, j’ai postulé à une offre de fille au pair dans une famille de deux enfants, logement gratuit contre 12h pour garder les enfants. Honnêtement, être fille au pair est un bon plan si vous ne voulez pas payer de logement (collocation, backpack, airbnb) et être nourrie. Cela implique cependant d’aimer la proximité d’enfants et de la patience (sinon laissez tomber !)

Pour moi les points forts d’être au pair en Australie :
– immersion totale avec des locaux (pour s’entraîner à parler anglais c’est top)
– être logée, nourrie, blanchie
– découvrir l’éducation australienne (ou plutôt anglo-saxonne qui est différente de celle en France)
– accumuler de l’expérience avec les enfants (qui me servira toujours)

J’ai eu de la chance de tomber sur une super famille, jeune (les parents ont 30 et 35 ans) et sur deux enfants faciles à vivre. Ce n’est pas le cas de toutes les au pairs, malheureusement.

En plus, de ce travail au pair, j’ai postulé à une offre de « kitchen hand » équivalent d’un aide-cuisinier (si je puis dire) dans une pizzeria le weekend pour me faire un peu d’argent. Après un essai concluant, j’ai travaillé du vendredi soir au dimanche soir là bas pendant 1 mois. Sans aucune expérience en restauration, j’ai pu développé de nouvelles compétences hahaha à savoir : ramasser les ordures, faire la plonge de contenaires, aider à la préparation des pizzas, faire les salades du restaurant et dessert, nettoyer la chambre froide, courir encore et toujours pour remplir les étalages pour faire les pizzas !
Boulot prenant et fatiguant (debout plusieurs heures de suite, pas de pause) mais qui m’a permis de survivre ici à Sydney !  Avec ces deux jobs cumulés, j’ai pu économisé sur la nourriture, logement et sortir un peu !

J’ai enfin eu ma première expérience en restauration ! Qui l’eût cru ? Hahaha

Et aujourd’hui ?

J’ai changé de famille car la première n’avait plus besoin de moi pour l’année 2016. Grâce au site aupairworld, j’ai trouvé une nouvelle famille. Je suis toujours demi- au pair avec logement gratuit contre quelques heures de garde. Encore dans une super famille, accueillante, avec qui je passe beaucoup de temps à papoter ! (C’est là que tu crois avoir un bon niveau d’anglais et qu’en fait tu te sens trop nulle)

A côté de cela, j’avais trouvé un stage dans ma branche en Ressources Humaines. J’étais heureuse de pouvoir commencer et d’avoir ma propre expérience à l’étranger. Manque de bol ou signe du destin, je ne sais pas, cela n’a pas pu se faire…

Grosse déception : aucune nouvelle de ma tutrice, après des relances par emails et appels téléphoniques. Quelques jours plus tard, j’aperçois l’offre qui est remise à nouveau en ligne ! Dégoûtée, je finis donc par capituler, pour un stage de quelques jours par semaine, non rémunéré, je préfère donc me concentrer sur un job en extra à côté des mes heures en tant qu’au pair.

Aujourd’hui, je ne désespère pas de trouver un autre travail à côté (même si cela met beaucoup plus de temps que prévu) : cela m’apprend à persévérer chaque jour et à relativiser sur mon sort. Même si je n’ai pas l’opportunité d’avoir de l’expérience en RH, ce n’est pas une fin en soi, j’aurais tout de même essayé. Ma nouvelle famille au pair a parlé de mon cas auprès de leur entourage afin de pourvoir m’aider dans ma recherche de stage.

Nouveauté : j’ai un nouveau stage dans une association humanitaire qui s’appelle The Hunger Project Australia qui lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde en tant que volontaire RH. L’ambiance est géniale et la cause qu’elle sert m’intéresse beaucoup. Je m’y plais beaucoup ! 🙂 Comme quoi, il ne faut pas baisser les bras !

Conseils pour trouver du travail en Australie en tant que backpacker :

  • Ne pas hésiter à demander autour de soi (amis, connaissances, famille au pair, voisins, backpack)
  • Démarcher directement dans les bars, restaurants avec un CV en main
  • Surveiller les groupes FB pour dénicher quelques offres et y postuler
  • Tenter !! Il n’y a rien à perdre
  • Aller voir les agences d’interim éventuellement
  • Si besoin, suivre des formations (RSA pour travailler dans les bars, baristas pour travailler dans les cafés, white card pour la construction) pour booster ses compétences et faire valoir sa candidature
  • Ne pas hésiter à bouger si l’on sent que l’on ne trouve pas de travail
  • Comme partout, tomber au bon moment

Le débarquement à Sydney

Me voilà plongée dans la ville plus peuplée d’Australie, j’ai nommé : Sydney. Ce qui paraît drôle à travers mon voyage est que j’ai toujours rêvé d’aller à Sydney, mais évidemment je n’avais pas prévu d’y rester aussi longtemps.

Rien n’arrive par hasard, j’étais donc destinée à explorer et découvrir la vie dans cette ville. Je me retrouve donc à l’aéroport de Broken Hill (oui le petit bled pommé du New South Wales) pour prendre un petit avion régional, direction Sydney.

Le vol dure environ 2h30, avec une escale, rien de bien choquant. Arrivée à 11h30 l’aéroport, je dois attendre mon vol prévu à 16h30. Pour le coup, il n’y a rien : juste de quoi acheter à manger, toilettes et le comptoir d’enregistrement. Thats’s all. J’attends sagement que le temps passe : une heure, deux heures, trois heures. Après ces trois heures, je suis enfin autorisée à enregistrer mes bagages. Soudain, un agent, avec un accent australien bien prononcé , m’annonce que je n’aurais pas mon backpack avec moi à Sydney car il y a un problème avec le cargo.
PARDON ? JE DEBARQUE A SYDNEY SANS MON SAC ?

– « You can go now and wait until tomorrow for your luggage or take another fly tomorrow morning »

La blague ! Il me propose de prendre mon vol et d’attendre jusqu’à demain matin, pour qu’un livreur me dépose à mon adresse ou de prendre le vol demain matin. No way, je ne reste pas à Broken Hill une nuit de plus ! C’est pas peu fière que je prends mon vol, donne l’adresse du Airbnb (réservé précipitamment quelques heures auparavant pour 3 jours) et embarque dans l’avion.

Deux heures et demie plus tard, nous atterrissons enfin à Sydney. Il fait noir, j’arpente seule les couloirs de l’aéroport (évidemment sans passer par la case bagage) et me dirige vers un petit shop. Première douille de Sydney : n’ayant pas mon bagage, je dois acheter une brosse à dent et du dentifrice pour la nuit. Ca fera 10 dollars, merci au revoir. Pareil, acheter un sandwich et une boisson encore 10 dollars.
Wow Sydney, tu commences déjà à me ruiner ! Après ces petites emplettes, direction le métro ! Ça change du métro parisien, plus large, plus propre surtout ! Pour plus de facilité, j’avais pris le soin de réserver un logement en plein centre de Sydney, dans le quartier de Surry Hills. Quartier très chouette, animé,qui m’a permis de prendre facilement les transports et de me promener dans Sydney.
Première nuit, difficile car c’est vraiment la première fois que je me retrouve, seule et sans bagage.

Le lendemain, réveil difficile à 7h pour attendre mon bagage. Je tourne en rond, dans ma minuscule chambre, prend ma douche et attend patiemment que le livreur arrive. Une heure, deux heures : toujours rien ! Je décide donc d’appeler la compagnie ! Quelle chance, ils se rappellent de moi et m’assurent que mon backpack a bien été pris en charge par le livreur. « Vous êtes mignon mais bon j’ai pas tout mon temps, j’aimerais avoir mes affaires au plus vite ! » 

Pendant ce temps, je contacte un ami de longue date, établi à Sydney depuis quelques années ! Nous passons la matinée à parler tranquillement de nos vies et à attendre mon sac. Par réflexe, je décide d’attendre dehors le livreur pour être sûre de bien réceptionner mon précieux. 11h toujours, 12h toujours rien! 12h15 une fourgonnette ressemblant à un camion de livraison tourne en rond dans la rue.
Ni une, ni deux, je lui fais des grands signes de désespoir pour qu’il puisse s’arrêter ! Garé à la va vite, il me demande mon nom et après confirmation, me jette mon sac ! Je cours comme une folle, heureuse de pouvoir le retrouver (toute une personnification pour un sac !!!) . ENFIN ! Je vais pouvoir me changer et sortir.

En ce premier jour, direction la plage !! Eh oui, Sydney : c’est le mix parfait entre plage et ville. En route donc pour Coogee beach et faire la coastal walk entre Coogee et Bondi Beach. Finir cette journée au restaurant sur Bondi Beach !

Le détour en vaut la chandelle

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Mon arrivée en Australie avec le working visa holiday

Nous sommes déjà en 2016 et j’ai un peu honte de le dire :je suis tellement en retard dans ma rédaction d’articles. Cela près d’un mois et demi de trois mois que je suis arrivée en Australie avec le fameux working visa holiday (visa vacances-travail qui permet de voyager et de travailler à la fois) et je n’ai pas encore pris la peine de raconter mon 1er mois au pays des kangourous et des koalas.

Petit retour en arrière…

Tout commence le jour de mes 26 ans , le 22 octobre 2015.

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Oui, date symbolique, il n’y a que moi qui suis folle pour passer son anniversaire dans un avion et en plus pour plus de 20h. Après tout, nous n’avons qu’une seule vie, donc take it easy ! J’embarque donc le 22 octobre depuis l’aéroport CDG à Paris avec Qatar Airways, direction Doha pour une escale de 3h pour ensuite atterrir à Perth (après 16h de vol). Je ne réalise toujours pas ce qui m’arrive, je pars loin de tout, de ma famille et amis.

J’ai tout quitté pour vivre mes rêves et débuter une nouvelle aventure en Australie pour 6 mois environ.

Pourquoi l’ Australie ?

Pour celles et ceux qui le savent, j’avais planifié de partir en 2014 au Canada avec le working visa holiday. Malheureusement, ce visa est plus restrictif que celui pour l’Australie et je n’ai pas pu l’obtenir à cette période : mise en place de quotas, doutes, peur de m’engager également. De ce fait, j’ai toujours reculé ma date de départ, jusqu’à laisser tomber ce projet. J’ai fini par trouver du travail pour 1 an quasiment dans ma branche, en ayant toujours en tête de partir un jour quelque part.

Un an plus tard,après avoir bien économisé, je décide de tout stopper en mars 2015 et de commencer à faire ce que j’aime : voyager, décompresser, vivre des moments comme jamais je n’en avais connu, repousser mes limites, apprendre à mieux me connaître et partir découvrir les richesses de ce monde. C’est chose faite avec le visa en poche, obtenu en février 2015, je n’avais plus qu’à acheter mes billets d’avion et commencer mes démarches.

Entre mars et septembre 2015, j’ai donc entrepris mes démarches administratives (résilier le forfait mobile, impôts, mutuelle, banque), personnelles (rendez-vous médicaux) et logistiques (déménagement) accompagnés de voyages ponctuels en Europe et Asie.

En septembre 2015, je ne suis toujours pas décidée sur la date de départ en Australie. Finalement, après plusieurs semaines de reflexion, la date du 22 octobre est prise.

20h d’avion c’est très long, beaucoup trop long me direz-vous.. Heureusement, je ne voyageais pas toute seule, mon meilleur ami était aussi de la partie ! Pour tuer le temps à bord, il faut apprendre à s’occuper (regarder les films), manger, discuter avec son voisin, remanger, dormir. Une fois tout ce temps passé, l’excitation est à sa comble car je finis par débarquer à Perth. Le passage à l’immigration se fait très rapidement, pas de contrôle pour le billet retour, ni sur le montant du compte en banque.

Nous arrivons donc le 23 octobre 2015 en début de soirée à Perth, prêt à commencer une nouvelle aventure et à marquer une nouvelle étape de notre vie.

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Fatiguée après plus de 20h de vol, à l’aéroport de Perth

Quelle déception…  A notre arrivée à Perth dans le quartier de Doubleview, nous arrivons dans l’appartement Airbnb, loué pour 10 jours et aucun de restaurant d’ouvert aux alentours. Résultat des courses, commande chez Dominos Pizza pour deux pizzas infâmes (et chères en plus !)

Le lendemain et les jours qui suivent, tout s’est rapidement enchaîné : nous étions convaincus que nous n’avons pas atterri dans une ville qui nous plaisait. Perth est une ville du moins attachante mais pour moi qui suis habituée au mouvement, je l’ai trouvé trop calme à mon goût. En une semaine, nous avons acheté une voiture, fait les démarches pour la mettre en conformité et pris nos sacs à dos (backpacks) direction le New South Wales, à la fin des 10 jours. Entre temps, nous avons fait la connaissance de plusieurs français et étrangers (petit coucou à ceux et celles qui me lisent) et passé plusieurs jours à la plage.

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François le 4X4 et moi

Pendant une semaine, nous avons parcouru….. roulement de tambour… près de 3500 km ! L’Australie est l’équivalent de 14x la France en terme de superficie ! Faire un roadtrip en Australie, c’est la base ! Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie : cuisiner avec un réchaud, se battre avec les mouches, faire des kilomètres, chanter tout au long de la route, trouver des stations essence pour faire des pleins, saigner son portefeuille pour faire des pleins, se doucher et aller dans les toilettes publiques, accepter d’être sans maquillage (pour les filles), porter des habits pourris, supporter d’avoir les cheveux gras, faire de McDo et Hungry Jacks tes meilleurs amis, tomber en panne en plein désert (outback) la nuit (check !), se prendre un émeu sur la route et abîmer la voiture, contempler les étoiles à n’en plus finir, se croire dans Walking Dead à la tombée de la nuit et j’en passe…

Nous devions nous rendre dans le New South Wales (état de Sydney) et pour cela nous avons atterri dans la ville la plus proche, pour nous de cet état : Broken Hill

Un conseil, fuyez il n’y a pas grand chose à voir, sauf si vous avez un plan ferme à côté. Après plusieurs recherches et n’ayant rien trouvé, nous décidons de nous séparer pour que chacun puisse trouver du travail. Je décide de partir seule à Sydney, sur un coup de tête pour tenter ma chance.

Déchirement total  : je n’avais aucun plan, Sydney n’était pas prévu dans mon organisation. Où allais-je dormir déjà ? En une heure, mon billet d’avion Broken Hills- Sydney était booké et me voilà « prête » à affronter la grande ville…